La Défense, l’empreinte de Christian Pellerin
Posted on février 9th, 2012 in Non classé | No Comments »
Les enjeux du développement du quartier de la Défense, défendus par l’Etat, ont été considérables. Même si ce projet d’aménagement a vu le jour dans les années 50, ce n’est qu’en 1978 que son développement fut confié par l’établissement public pour l’aménagement de la région de la Défense (EPAD) au groupe SARI-SEERI, ayant à sa tête un jeune promoteur vraiment prometteur : Christian Pellerin. Ce dernier a su relever le défi.
La conception et la réalisation des tours, dites de troisième génération, sont venues s’ajouter aux édifices déjà érigés. L’innovation la plus importante de Christian Pellerin a été d’élaborer des bâtiments qui consomment moins d’énergie, « respectent la personne au travail »avec un design plus travaillé, favorisant ainsi « la convivialité de l’entreprise ».
En 1979, la Tour Les Miroirs a été construite sous sa direction (il était alors PDG de la SEERI). En tant que promoteur, il a réussi à convaincre plusieurs grandes entreprises nationales et internationales d’emménager à la Défense, dont Saint-Gobain et Rhône-Poulenc en 1981 ou encore IBM en 1983. Sous son impulsion, d’autres tours et mêmes des quartiers entiers, comme le quartier Michelet, ont vu le jour.
Les projets du « Roi de la Défense » n’ont pas uniquement concerné l’expansion du site. Il a également participé à la rénovation et au réaménagement des espaces existants dont le Centre des nouvelles industries et technologies (CNIT) en 1988. Ce bel édifice de 1958 ne servait alors que 56 jours par an pour des expositions diverses. La restructuration envisagée incluait la création d’un centre d’affaires international avec entre autres des bureaux modernes, des hôtels de luxe et des espaces d’expositions. Le leitmotiv de Christian Pellerin a été de faire de la Défense un carrefour international de la communication et de créer un centre d’affaires internationales d’envergure européenne. Parmi ses nombreuses fonctions, notez qu’il a en outre été Président de l’Immobilière du Parvis (1984-95), du CNIT (1986-1996), de Lucia (1986-1993) et de l’Olipar (1988).
En 1992, il a entrepris la construction des tours jumelles, Chassagne et Alicante, pour le compte de la banque Société Générale, qui projetait d’en faire son siège social. Quelques années plus tard, Christian Pellerin a continué d’entreprendre des projets d’urbanisme dans le quartier de la Défense, cette fois-ci pour le groupe Vivendi (anciennement la Compagnie générale des eaux, CGE). Derrière le CNIT, trois nouvelles tours furent édifiées dont la Tour Adria et la Tour Vinci.
A travers sa société Investissement et Diversification (IED), ce géant de l’immobilier, qui compte à son actif plus de 50 000 logements et deux millions de mètre carrés de bureaux, ne cesse de laisser sa marque au sein du centre des affaires de la région parisienne. A son palmarès viennent aujourd’hui s’ajouter la création d’un immeuble dernier cri de 10 000 mètres carrés, dessiné par l’architecte américain Ieoh Ming Pei, situé au centre de la Défense, la tour de 5 000 mètres carrés installé dans le département des Hauts-de-Seine, à Sèvres, face à l’Ile Séguin ou encore l’immeuble Adamas dans le quartier du Faubourg-de-l’Arche, à proximité de la Grande Arche. Il est indéniable que la longue histoire entre le quartier de la Défense et Christian Pellerin n’est pas prête de se terminer…